David Hericher, qui enseigne au lycée Schuman-Perret du Havre, utilise depuis maintenant 3 ans deux écrans interactifs SuperGlass +S Speechi, financés par le dispositif NEFLE, pour enseigner à ses étudiants en Bac Pro MSPC la maintenance industrielle. Dans ce témoignage, David Hericher nous explique comment ces écrans interactifs, installés dans les ateliers du lycée, aident ses élèves à mieux appréhender les machines et leur réparation.
Pouvez-vous vous présenter et nous dire quelques mots sur votre lycée et la filière dans laquelle vous enseignez ?
David HERICHER, 53 ans, enseignant depuis plus de 30 ans. J’enseigne la Maintenance Industrielle en Bac Pro MSPC (Maintenance des Systèmes de Production Connectés).
J’enseigne au lycée polyvalent Schuman-Perret du Havre. C’est un lycée qui propose des formations variées : classe de 3ème prépa-métiers, classes de CAP, classes de Bac Pro, classes des filières générales et technologiques, classes de BTS et une classe de CPGE (classe prépa) soit un effectif de 1600 élèves et étudiants.
J’avais entendu parler de ces écrans et les quelques échos que j’avais étaient positifs. Sur le moment, je n’ai pas nourri l’envie d’en avoir un, mais avec le temps et sachant ce qu’il est possible de faire, l’idée s’est imposée.
Je travaille avec les élèves sur des schémas électriques, pneumatiques ou hydrauliques afin de réaliser le diagnostic des machines de l’atelier. La documentation « papier » souffre beaucoup et les élèves ont tendance à écrire dessus. Les écrans présentant donc l’énorme avantage de pouvoir écrire et effacer sur les schémas, sans détérioration de la documentation. Autre avantage non négligeable, l’affichage en grand format permet de rassembler plusieurs élèves pour une explication.
En ce qui concerne ma salle de classe, je travaille au tableau blanc avec vidéoprojecteur.
Les écrans sont utilisés dans l’atelier où je n’avais pas de support hormis les documentations au format A4. J’avais bien un tableau blanc dans l’atelier mais il n’était pas mobile et ne répondait pas à tous mes besoins.
J’ai ressenti une petite appréhension au tout début, en partie liée au coût de l’installation et la volonté de ne pas faire de « bêtises ». J’avais eu l’occasion de tester un écran au showroom de Lille, où le caractère très intuitif des applications et du matériel m’a tout de suite mis en confiance.
Photos 1 & 2 – Travail d’initiation au câblage pneumatique sur le tableau blanc Note.
Photo fournie par David Hericher.
« Je trace les tuyaux que les élèves devront connecter entre les différents composants après les avoir identifiés sur le schéma. »
« Ce sont souvent les élèves qui travaillent sur les écrans une fois que je leur en ai fait découvrir le fonctionnement. »
Photo fournie par David Hericher.
Comment les élèves ont-ils accueilli cette nouveauté et quelle a été leur réaction à la 1ère utilisation ?
Les premiers élèves qui ont découvert ces écrans les ont surnommés « les télés magiques ». Ils ne connaissaient pas cet outil et ont été impressionnés par les possibilités. Ils se les sont appropriés très rapidement, me les réclamant quand j’oubliais de les mettre à disposition.
J’utilise les écrans à chaque séance que je fais dans mon atelier, c’est-à-dire 4 fois par semaine sur des séances de 3h à 4h.
Ils ne servent pas en continu pendant les séances, mais ils sont disposés auprès des postes de travail des élèves qui vont avoir besoin de ressources plus parlantes au format numérique qu’au format papier. Les élèves vont écrire sur les schémas, entourer les éléments qu’ils pensent être en cause dans le cas d’une panne.
Je m’en sers aussi pour faire des rappels de certaines notions ou parties de cours.
Je trouve l’application Note très intéressante, intuitive et simple d’utilisation. L’import des fichiers PDF est très simple et permet très rapidement de faire ses premiers pas avec ces écrans.
Quel intérêt avez-vous trouvé à mener certaines de ces activités sur l’écran interactif d’un point de vue pédagogique et/ou pratique ?
Certaines séances en salle sont dédiées à des cours sur des composants situés dans les armoires électriques de mes machines. Avant d’avoir les écrans, je faisais mon cours, je projetais le schéma de la machine (sans avoir la machine à côté de moi), puis j’allais dans l’atelier où je reprenais le schéma (format papier A4 ou A3…pour 24 élèves regroupés autour de la machine…) et je montrais sur le schéma ce que les élèves voyaient dans l’armoire.
Maintenant, j’ai en grand format sur l’écran, avec la possibilité de zoomer, le schéma de la machine, à côté de la machine. Certaines de mes séances sont donc plus pertinentes grâce à ces écrans.
Le fait que les élèves puissent écrire sur les schémas, effacer, recommencer, sans que cela ne gaspille des quantités de papier est un énorme avantage.
Photos 3 & 4 – Exercices de diagnostic des machines sur le tableau blanc Note
« Je me sers de l’écran pour entourer sur les schémas les composants pouvant être mis en cause dans l’origine de la panne. »
Photos fournies par David Hericher
Tout ce qui concerne les activités de diagnostic, d’analyse des schémas sont facilitées par l’utilisation des écrans.
Certaines explications qui nécessitent que je montre que telle pièce se déplace pour obtenir telle fonction…sont grandement facilitées. Il suffit de préparer son fichier Note avec les éléments souhaités et grâce à l’outil de sélection, je déplace les pièces les unes par rapport aux autres sur l’écran. C’est beaucoup plus parlant pour les élèves.
J’envisage peut-être de remplacer mon tableau blanc dans ma salle par un écran interactif. Je garde la possibilité d’y diffuser mes cours depuis mon ordi, mais aussi d’accéder à Internet (site d’un fabricant de pièces par exemple) et de l’utiliser en tableau blanc avec l’énorme avantage de pouvoir garder une trace de tout ce qui a été écrit au tableau !
Tous les rappels que je faisais dans l’atelier sur une feuille de brouillon à destination des mes élèves sont maintenant faits sur ces écrans. J’ai fait mon « brouillon » une fois dans Note et je le réutilise à chaque fois que j’en ai besoin. C’est un gain de temps énorme.
Toutes mes séances qui nécessitent l’étude des schémas sont facilitées et je n’ai plus à gérer le remplacement des dossiers papier sur mes postes de travail.
J’ai constaté que certains élèves s’investissaient davantage dans l’étude des schémas parce que je proposais l’activité sur les écrans, là où pour certains, se plonger dans une documentation papier semblait être une épreuve.
Je fais une énorme différence en termes d’utilisation des écrans entre les utilisations « utiles » et les utilisations « récréatives ».
Le temps d’écran que mes élèves passent sur les écrans interactifs est un temps où ils sont acteurs, c’est une utilisation pendant laquelle ils « font », ils apprennent, ils travaillent.
C’est tout à l’opposé du temps d’écran « récréatif » où ils se font aspirer par tous les contenus plus ou moins pertinents que leur proposent les algorithmes des différentes plateformes.
Je ne suis pas contre une utilisation récréative des écrans mais elle doit être raisonnée.
Depuis 2 ans, j’ai mis en place des boites à portables. Je demande aux élèves de déposer leur téléphone en début de séance, ils le récupèrent à la récréation puis le remettent jusqu’à la fin de la séance. Je constate qu’au moment où les élèves récupèrent leurs téléphones au bout de 2h, ils peuvent avoir reçu jusqu’à 50 notifications ! S’ils avaient gardé leur téléphone, ils auraient été dérangés, tentés par leur téléphone toutes les 2 minutes avec une incidence évidemment négative sur leur concentration.
Un grand merci à David Hericher pour son retour précieux sur le bénéfice double d’un écran interactif en cours, un bénéfice à la fois pédagogique et pratique ! Si vous êtes vous-mêmes intéressé(s) pour nous partager votre utilisation de l’écran interactif Speechi, n’hésitez pas à contacter l’équipe marketing à l’adresse marketing@speechi.com.
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