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Speechi sur le plateau de SQOOL TV

Didier Scellier, notre CTO, et Claire Bienaimé, notre responsable marketing, étaient les invités de Guillaume Ouattara sur le plateau de SQOOL TV dans l’émission INSTANT TECH. Durant une vingtaine de minutes, ils ont été invités à s’exprimer sur ce nouvel outil qui investit de plus en plus les salles de classe, l’écran numérique interactif dont Speechi est le leader en France.

Dans cet article de blog, nous vous mettons à disposition son replay, sa retranscription écrite, ainsi que quelques ressources supplémentaires pour aller plus loin dans les divers sujets abordés au cours de l’émission.

▶️ Replay de l’émission Instant Tech

Retrancription écrite de l’émission Instant Tech

Guillaume Ouattara : « Bonjour à toutes et à tous. Très heureux de vous retrouver ici sur Sqool TV pour l’Instant Tech, l’émission qui donne la parole aux acteurs de l’EdTech pour comprendre comment leurs solutions peuvent changer la face du monde ou en tout cas la face de l’éducation. »

« Aujourd’hui, je vous propose qu’on parle d’écrans numériques interactifs et d’écosystèmes pédagogiques connectés. Et pour ça, on reçoit tout simplement le leader français de l’écran interactif éducatif avec un équipement dans une salle de classe sur trois parmi les classes équipées. »

« Alors, comment ces technologies transforment-elles la pédagogie ? Comment simplifier l’usage du numérique pour les enseignants, pour les apprenants et quelles sont les prochaines innovations à venir ? Autant de questions qu’on va poser à nos deux experts de cette thématique. D’abord vous, Claire Bienaimé, bonjour. »

Claire Bienaimé : « Bonjour. » 

Guillaume Ouattara : « Vous êtes responsable marketing chez Speechi et nous sommes également avec Didier Scellier. Bonjour Didier.« 

Didier Scellier : « Bonjour Guillaume. » 

Guillaume Ouattara : « Vous êtes directeur technique et innovation à Speechi. Speechi, qu’est-ce que c’est concrètement ? Qu’est-ce qu’on y propose ? Comment on innove ? C’est parti pour le décodage. Alors ma question, Claire, elle est très simple. Speechi est un acteur installé dans l’Edtech française. Concrètement, qu’est-ce que vous apportez aujourd’hui aux établissements ? »

Claire Bienaimé : « Alors effectivement, on est installé puisqu’on est présent depuis 2004 dans l’Edtech française. Tout d’abord avec le logiciel et puis ensuite avec les outils numériques interactifs qui ont peuplé les salles de classe au fur et à mesure, du vidéoprojecteur à l’écran. Aujourd’hui on propose des écrans interactifs pour simplifier tout simplement le travail des professeurs, leur quotidien et puis l’interaction avec les élèves. »

Guillaume Ouattara : « Un écran interactif permet de tout projeter : des supports de cours, des vidéos, des images. C’est vraiment le relais de l’enseignant pour les jeunes ? »

Claire Bienaimé : « Exactement. C’est son outil phare pour la salle de classe. »

Du tableau à craie à l’écran numérique interactif ()

Guillaume Ouattara : « On va justement regarder un petit peu de quoi il s’agit. Je vous propose de regarder une vidéo de présentation des outils Speechi. Je reviens juste après ça. Alors, c’est intéressant de voir ça, Didier Scellier, parce qu’on avait l’image des premiers écrans fixés sur un mur avec des espèces de gros machins qu’il fallait connecter, c’est d’ailleurs peut-être ce que vous proposiez, il y a quelques décennies, mais il fallait réussir à le synchroniser et cetera. Là, on a complètement changé d’époque. Aujourd’hui, on est sur des écrans qui sont à roulette, qui ressemblent à des télés et qu’on peut même pianoter avec le doigt. »

Didier Scellier : « C’est une très bonne remarque et je pense que c’est intéressant de faire un petit peu d’histoire effectivement puisque l’enseignement a commencé avec des tableaux à craie, puis des tableaux à feutre, ensuite il y a eu les vidéoprojecteurs pour projeter du contenu pédagogique, puis le TBI, le tableau blanc interactif, l’ancêtre de l’écran numérique interactif aujourd’hui. »

« Et là on en est à l’étape où maintenant le contenu pédagogique est directement présent à l’intérieur de l’écran et va permettre non seulement de pouvoir projeter du contenu, mais aussi de pouvoir interagir avec ce contenu et donc du coup de donner une bien plus grande profondeur à l’échange et au partage du contenu. »

Un ENI Speechi pour s’affranchir du PC en classe ()

Guillaume Ouattara : « Et aujourd’hui, qu’est-ce qu’ils ont vos écrans en termes de technologie ? Je crois que, depuis 2022, vous avez effectué un virage assez massif technologique. Vous pouvez nous en parler ?« 

Didier Scellier : « Oui, c’est intéressant parce qu’il y a eu un boom de la technologie à partir des années 2018 très précisément avec une convergence forte vers des composants électroniques assez performants, ce qui fait que l’écran maintenant devient un véritable petit ordinateur, est capable d’exécuter des tâches et d’exécuter des programmes relativement très performants. Et du coup, ça va permettre de s’affranchir de la présence d’un ordinateur, par exemple, dans la salle de classe pour pouvoir travailler à 100 % directement sur l’écran. »

« Donc il n’y a pas besoin de se connecter. Il n’y a pas ce fameux câble HDMI qu’on n’a pas, qui fonctionne pas. Il y a des enseignants qui ont pris, qui ont gardé l’habitude de pouvoir projeter à partir d’un ordinateur sur un vidéoprojecteur. Donc, on ne va pas tout de suite casser les habitudes, mais on essaie petit-à-petit d’amener de plus en plus l’enseignant à l’intérieur de l’écran pour utiliser pleinement les performances de l’outil tel qu’il est proposé.« 

Simplifier l’expérience d’utilisation des écrans interactifs ()

Guillaume Ouattara : « Claire, moi, j’ai une théorie. Quand on est du côté des enseignants, on devient bébête d’un point de vue technologique. J’ai fait l’expérience vraiment, on n’y arrive pas, tout paraît compliqué. Je parlais du câble HDMI, on le connecte, ça marche pas et cetera. Comment justement chez Speechi vous simplifiez cette expérience ?« 

Claire Bienaimé : « On a l’habitude de la formation, on accompagne sur le terrain les professeurs. Les professeurs en France ont aussi la chance d’avoir des référents numériques, les ERUN qu’on accompagne justement dans la prise en main de tous les outils. Du côté marketing, on fait également beaucoup de tutoriels, et puis on simplifie aussi l’usage qu’on fait de ces écrans par les développements logiciels.« 

Guillaume Ouattara : « Qu’est-ce que ça apporte dans la qualité pédagogique ? Puisque c’est de ça dont il question quand on enseigne : la qualité pédagogique, réussir à faire progresser les jeunes… Le fait de passer par un écran interactif, qu’est-ce que ça donne en plus à l’enseignant et à ses apprenants ?« 

Claire Bienaimé : « Alors l’enseignant déjà va pouvoir choisir sa pédagogie, sa méthode de travail. L’écran interactif Speechi notamment n’est pas du tout contraignant pour le professeur. Il va pouvoir retrouver les applications de son choix, les médias qu’il a envie d’utiliser et de façon beaucoup plus fluide qu’un vidéoprojecteur qu’il faudra calibrer ou qu’un projecteur qui va mal montrer les polycopiés. Là, le professeur gagne en qualité aussi de projection.« 

L’engagement de Speechi dans la souveraineté technologique ()

Guillaume Ouattara : « Didier Scellier, il y a un enjeu très important aujourd’hui, plus que jamais avec les contextes géopolitiques qu’on connaît, c’est l’enjeu de la souveraineté technologique. Beaucoup de solutions qui sont proposées aux enseignants dans les salles de classe viennent de l’extérieur de l’Europe. Comment vous, Speechi, vous vous positionnez sur cette question ?« 

Didier Scellier : « Alors, il y a effectivement un enjeu important, je dirais même fondamental, et on le voit bien d’ailleurs puisqu’avant on avait tendance un petit peu à craindre, on va dire, les technologies venues d’Asie, mais on voit bien aussi que les clouds venus des États-Unis, ça pose aussi question. »

« Donc nous, on a fait le choix chez Speechi, pas seulement pour des raisons de souveraineté, mais aussi pour des raisons d’accessibilité et de facilité d’usage, de développer et d’internaliser les développements en France. Donc ça veut dire qu’il y a l’outil, l’écran numérique interactif en tant que tel, mais il y a toute la partie expérience utilisateur, logiciel qui est 100 % développé par les équipes françaises basées à Lille. Ce qui nous permet, nous, de proposer du logiciel et de la gestion des données et de l’environnement de données absolument maîtrisés sur le territoire français et européen.« 

Speechi dans les pays francophones et ailleurs ()

Guillaume Ouattara : « Speechi aujourd’hui est présent dans plusieurs pays francophones, Belgique, Suisse, Luxembourg et puis pléthore de pays en Afrique. Est-ce que votre ambition, c’est de devenir leader sur ce marché francophone justement ?« 

Didier Scellier : « Je pense qu’on est déjà bien positionné sur ce marché francophone. Assurément, on est leader en France, on est très bien positionné également sur le marché suisse. Je crois qu’on doit être la deuxième marque du marché suisse. Nous, ça apparaît un petit peu comme une évidence parce qu’effectivement des outils travaillés en France pour l’éducation française apportent une plus value sur ces pays francophones. »

« Mais on a aussi des beaux succès dans certains pays émergents, notamment dans les pays de l’Est, par exemple, parce qu’on va proposer des fonctionnalités qui vont permettre de faciliter aussi l’échange multiculturel avec des fonctionnalités qui vont permettre, par exemple, de la traduction automatique, qui vont permettre vraiment de faciliter un usage dans un contexte international.« 

L’écosystème applicatif de Speechi Connect ()

Guillaume Ouattara : « On vient de comprendre les enjeux et le fonctionnement des outils de Speechi. On va regarder concrètement comment fonctionnent les solutions dans une classe. Focus innovation. Didier Scellier, on va rentrer dans le vif du sujet. Votre innovation principale chez Speechi repose sur l’écosystème logiciel complet. Il y a les écrans, mais il y a aussi Speechi Connect, de quoi s’agit-il ?« 

Didier Scellier : « Alors effectivement, nous, l’objectif n’était pas seulement de proposer un écran numérique interactif. L’idée était aussi d’accompagner les enseignants dans leur quotidien et de leur apporter tout un écosystème applicatif. »

« Quand on parle d’écosystème applicatif, c’est qu’on va s’adresser aussi bien à des enseignants d’histoire-géographie, que des enseignants de mathématiques, que des enseignants d’anglais, que des enseignants du primaire, du secondaire… »

« On a fait le choix vraiment de créer un catalogue d’applications et de faire en sorte que ce catalogue tienne la promesse des enjeux pédagogiques, évidemment éducatifs, qui soit sans publicité, qui soit avec du contenu adapté aux tranches d’âge. Donc on a fait tout un tri de tout un écosystème applicatif et ensuite derrière on a fait en sorte que les enseignants puissent y accéder très facilement, très rapidement. »

« Donc si je suis prof de maths, je dois pouvoir accéder à mes applications de maths sans être pollué par les applications de géographie ou des applications d’anglais. On a vraiment travaillé toute cette couche utilisateur application de façon à ce que les accès puissent être très simples et efficaces.« 

Guillaume Ouattara : « Et justement on a une vidéo qui va nous présenter un petit peu cette solution Speechi Connect. On revient juste après ça.« 

Des retours enseignants qui nourrissent nos développements ()

Guillaume Ouattara : « Claire Bienaimé, ce qu’on voit là dans dans ces images, c’est vraiment la simplicité de la prise en main. On fait tout avec le téléphone, avec les écrans. C’est des usages qui sont conçus par et pour les enseignants. J’imagine que vous avez peut-être des ateliers que vous mettez en place justement pour recueillir leurs besoins, pour concevoir tout ça avec eux ?« 

Claire Bienaimé : « Oui, c’est ça. Et puis c’est un peu l’intérêt aussi d’avoir une équipe tech produits et développement en France et à Lille, c’est qu’en fait la road map de Speechi Connect est conçue aussi avec les retours terrains des utilisateurs et des enseignants puisqu’au final c’est eux à la fin qui choisissent leurs outils et qui les utilisent surtout.« 

Guillaume Ouattara : « Et ils peuvent faire des retours ? Moi, je suis enseignant, j’utilise Speechi en classe et je me dis “Tiens, j’aurais besoin de cette fonctionnalité, mon écran, il s’éteint, et cetera.” Je peux dialoguer facilement, même parfois si j’ai une fonctionnalité que je ne comprends pas.« 

Claire Bienaimé : « Bien sûr, ils peuvent et ils doivent faire des retours. C’est un peu le but. Nous, on est très friands de ça parce que c’est pour eux qu’on le fait. Et puis, c’est toujours important de voir que ce à quoi on a pensé peut servir et puis aussi qu’il y a des choses qu’on n’aurait pas imaginé faire qui nous arrivent de professeurs d’un peu partout en France et en Europe et que, nous, on intègre du coup à notre circuit de développement.« 

La place de l’écran interactif en classe ()

Guillaume Ouattara : « Il y a quelque chose aussi qui est très important parce qu’il y a tous ces débats sur les écrans, la place des écrans pour les jeunes. L’écran Speechi, la suite Connect, c’est pas 24h sur 24, 8h par jour en salle de classe. C’est un complément, ça vient en plus, ça permet de projeter, c’est un support, donc c’est quelque chose sur lequel on s’appuie.« 

Claire Bienaimé : « C’est ça, l’écran n’est pas allumé dans la salle de classe toute la journée. Et puis, ce n’est pas la même chose qu’un écran passif devant lequel l’élève, l’enfant regarde des dessins animés ou des vidéos, qui subit un peu. C’est un outil sur lequel il va venir interagir. Donc ce n’est pas du tout le même effet. Et puis, j’irai même plus loin, l’élève apprend à utiliser la technologie en bonne conscience. Ça réduit aussi un petit peu la fracture numérique qu’il peut y avoir entre des enfants qui ne sont pas accompagnés par leurs parents chez eux et d’autres qui n’ont pas non plus d’outils chez eux, de tablette ou d’ordinateur. Donc c’est un peu l’esprit aussi.« 

Le meilleur de la technologie pour l’école avec l’écran SG 3 ()

Guillaume Ouattara : « Oui, on va y revenir sur cette question d’inclusion parce qu’elle est importante. Avant ça, Didier un mot sur l’écran en tant que tel, un écran SG3, quésako ?« 

Didier Scellier : « En fait, on a voulu sur nos écrans essayer de réunir le meilleur de la technologie pour avoir des écrans qui puissent être le plus fluide possible. Il faut savoir qu’un enseignant est habitué au feutre ou à la craie et donc c’est instantané, c’est immédiat. Donc, comment retrouver cette fluidité, comment retrouver cette instantanéité sur des écrans numériques ? C’est tout l’enjeu. »

« Donc on a vraiment travaillé un écran qui se veut particulièrement performant. On a travaillé des tailles également adaptées. On a des écrans tout autour de nous qui sont en 16/9e en rapport hauteur-largeur. Quand on a des très très grands écrans dans des salles de classe, on peut avoir des enseignants qui peuvent avoir des difficultés à aller sur le haut de l’écran. Donc on a travaillé les formats 21/9e extrêmement larges qui permettent d’avoir une vue très panoramique de l’écran, de projeter du contenu à gauche et de venir écrire à droite.« 

Guillaume Ouattara : « C’est un petit peu dans la logique du tableau qui se rabat dans les salles de classe.« 

Didier Scellier : « Exactement. Donc plus d’espace, plus d’espace pour s’exprimer, pour projeter. Voilà un petit peu les éléments techniques vers lesquels on a essayé de s’orienter.« 

Guillaume Ouattara : « On va découvrir ça justement en image. Claire, il y a quelque chose qui frappe quand on voit ces images, c’est cette dimension collaborative. C’est vraiment au cœur du projet ?« 

Claire Bienaimé : « Oui, bien sûr. C’est tout le principe de l’écran interactif, c’est de pouvoir interagir à plusieurs dessus, que ce soit dans la salle de classe ou au-delà de la salle de classe d’ailleurs.« 

L’écran interactif et la question de l’inclusion ()

Guillaume Ouattara : « Vous parlez d’inclusion. Est-ce qu’on peut, par exemple, si on est élève, avoir sa petite tablette pour directement écrire sur l’écran si le professeur nous laisse l’opportunité ? Comment ça fonctionne justement cette inclusion et cet apport des élèves ?« 

Claire Bienaimé : « Alors l’inclusion fonctionne de plusieurs manières. On développe via Speechi Connect des solutions qui justement permettent de projeter le contenu de l’écran vers une tablette, la tablette sur laquelle l’élève pourra interagir, prendre des notes, et cetera. Donc en plus s’il est un petit peu malvoyant, avoir sa tablette adaptée à sa vue, c’est une solution. »

« Il y a la solution aussi du sous-titrage en direct, que ce soit dans la langue français à français pour les élèves malentendants ou français vers ukrainien par exemple parce que pas mal de réfugiés sont venus. Donc ce sont toutes ces briques-là qui font de l’écran interactif l’outil numérique le plus inclusif à l’heure actuelle.« 

Guillaume Ouattara : « Didier, c’est l’avenir de l’Edtech qui se joue dans ces plateformes pédagogiques connectées. C’est ça, la clé aujourd’hui pour l’école de demain ?« 

Didier Scellier : « Alors, c’est important et il faut que, nous, on ait aussi à charge que ces outils restent très accessibles, très simples d’utilisation de façon à pouvoir justement s’implanter de manière cohérente. Vous parliez tout à l’heure de connexion avec les enseignants, c’est fondamental. »

« Avant de sortir Speechi Connect, j’ai parcouru la France pendant plus d’un an à discuter avec des responsables d’établissement, des enseignants, essayer de comprendre quel est l’usage de l’écran numérique, quelle est la place du numérique dans l’école de façon à créer et construire l’outil qui vient naturellement s’inscrire dans la journée pédagogique de l’enseignant. Donc oui, c’est très important.« 

Les innovations à venir de Speechi ()

Guillaume Ouattara : « On comprend bien l’innovation, mais on va regarder un peu plus en détail ce qui arrive demain. C’est l’heure de passer aux perspectives. Alors, on a vu la perspective que vous avez déjà, l’innovation que vous avez déjà, ce sont ces écrans SG3. Vous travaillez, j’imagine, sur d’autres innovations à venir. Qu’est-ce qui nous attend dans l’écosystème Speechi ?« 

Didier Scellier : « La technologie en soi aujourd’hui arrive à un stade de maturité relativement élevé. Donc on va pas s’attendre à des révolutions majeures d’un point de vue technologique. Par contre, c’est plutôt d’un point de vue usage et utilisation. Quand on parlait d’écosystème tout à l’heure, je pense que c’est le point clé le plus important de ce qui nous attend à l’avenir. »

« On parle beaucoup d’intelligence artificielle, par exemple. Attention à la manière dont on perçoit l’intelligence artificielle dans l’éducation. Nous, on la perçoit plutôt comme un soutien à l’enseignement. Par exemple, une intelligence artificielle qui permettrait de déterminer si un exercice a été bien compris par des élèves, par exemple. Ça, c’est vraiment un soutien, j’allais dire, opérationnel plutôt que de venir produire du contenu à la volée alors que l’enseignant maîtrise déjà bien évidemment le contenu de ce qu’il souhaite indiquer aux enfants. On essaie vraiment de travailler encore une fois sur l’apport de la technologie au soutien de l’enseignement. L’intelligence artificielle va faire partie des éléments clés évidemment sur lesquels on travaille ardemment, mais encore une fois dans une logique d’accompagnement et de soutien aux enseignants et pas de remplacement.« 

Guillaume Ouattara : « Et justement comment l’IA peut venir dans les écrans ? Qu’est-ce que ça peut apporter en plus ?« 

Didier Scellier : « Alors déjà, on va essayer de peut-être moins l’apporter dans l’écran parce que justement les enseignants sont peu friands d’un usage en live de l’IA qui viendrait non maîtrisée apporter des éléments complémentaires. Par contre, ça peut être un soutien au domicile de l’enseignant dans ses outils de préparation de contenu pédagogique. »

« Et ça peut aussi être dans des outils d’analyse de comportement par exemple, d’attention des élèves, de compréhension des élèves par rapport à un exercice. Aujourd’hui, on a commencé à travailler sur des algorithmes qui vont permettre de voir quel est le niveau de compréhension de l’élève par rapport à un contenu qui aurait pu être diffusé par un enseignant de façon à aider l’enseignant à revenir sur un concept ou à revenir sur un contenu particulier pour accompagner l’avancée et la compréhension des élèves.« 

L’impact sur l’attention des élèves : retours de terrain ()

Guillaume Ouattara : « L’attention des élèves, c’est un vrai point parfois bloquant parce qu’en fait ils sont pris dans plein de choses, ils sont sursollicités à la maison par les écrans de téléphone, les écrans personnels. Est-ce que vous arrivez à mesurer justement l’impact de ces écrans Speechi sur la capacité à capter et à retenir l’attention des jeunes ?« 

Didier Scellier : « Alors, sur le plan personnel, ce qui va être intéressant, c’est les retours que j’ai pu avoir des enseignants. Et clairement aujourd’hui, lorsqu’on discute avec des ERUN ou même avec des enseignants qui ont vraiment inclus l’écran interactif dans leur quotidien, ils sont unanimes. C’est une valeur ajoutée extrêmement importante qui permet aussi de gommer certaines inégalités parce qu’il y a des enfants par exemple qui peuvent être réfractaires à certaines méthodes d’apprentissage, qui vont se retrouver davantage beaucoup plus à l’aise sur des écrans numériques et encore une fois en complément, pas en remplacement. Et donc ça permet encore une fois, j’allais dire, d’harmoniser un petit peu la manière dont on appréhende les cours.« 

Les écrans Speechi, des outils qui durent dans le temps ()

Guillaume Ouattara : « Claire, ils durent longtemps les écrans ? Est-ce qu’il faut renouveler le parc régulièrement ? Comment on se projette quand on commence à travailler avec vous ?« 

Claire Bienaimé : « C’est marrant comme question parce qu’on commence à être dans le renouvellement de nos premiers parcs d’écrans qui ont une dizaine d’années. Souvent quand les professeurs, les écoles commencent à changer les écrans, ce n’est pas forcément non plus un défaut de d’écran ou une panne, mais ça peut être l’envie d’une évolution, d’avoir du nouveau. Et puis nos écrans durent particulièrement longtemps chez Speechi parce qu’on a notre SAV qui est dans le nord de la France. On a un super indice de réparabilité des écrans ce qui fait qu’on peut les réparer et les renvoyer en salle de classe très rapidement pour que le professeur n’ait pas à s’en passer trop longtemps.« 

Equiper son école en écrans interactifs Speechi ()

Guillaume Ouattara : « Le déploiement de Speechi, comment ça fonctionne ? Si je travaille dans un établissement et que je décide de mettre en place des écrans, entre le moment où je vous contacte et le moment où on a les premiers profs qui sont en train de pianoter sur l’écran, il se passe combien de temps ?« 

Claire Bienaimé : « C’est assez rapide. Après, il y a souvent des projets avec un système de pilote, donc une salle pilote où les professeurs testent l’écran interactif et puis après, selon l’envergure du projet, ça se déploie par vague. Ça dépend un petit peu aussi de qui gère, si c’est la collectivité, si c’est l’école directement. Mais en quelques semaines, quelques mois, une école ou tout un réseau d’écoles peut être équipé très rapidement.« 

Guillaume Ouattara : « Et la structuration de coût ? Là ce qui est intéressant, c’est que, comme on est dans le cadre du passage au numérique, d’amélioration aussi pour les apprenants, ce sont des prises en charge qui peuvent être faites à travers certains dispositifs.« 

Didier Scellier : « Exactement. Alors, chez Speechi, on ne vend pas en direct aux établissements. On s’appuie sur un fort réseau de partenaires distributeurs en France et à l’international qui eux sont très proches des collectivités, sont très proches des établissements scolaires et qui sont déjà présents pour la plupart parce qu’ils ont déjà fourni un certain nombre d’éléments aux écoles et qu’ils vont, j’allais dire, contribuer naturellement à l’évolution de l’environnement de l’école par le biais d’écrans numériques interactifs. Et donc ça veut dire que dans la démarche, ils ont une maîtrise complète du besoin, ils ont une maîtrise complète de la façon dont ça doit être déployé, ce qui leur permet déjà d’être extrêmement rapides et performants dans la mise en place des projets.« 

Guillaume Ouattara : « C’est-à-dire qu’au sein d’un établissement si on a envie de faire Speechi, on vous contacte directement et vous renvoyez vers un distributeur, on contacte un distributeur. Comment ça marche ?« 

Didier Scellier : « Les deux sont possibles. Donc si vous nous contactez directement, on va évidemment échanger avec les partenaires présents localement ou en tout cas susceptibles de pouvoir répondre au mieux à votre projet. Et puis, ça peut aussi être directement via les partenaires qui potentiellement sont déjà présents dans les établissements aussi.« 

Pour en savoir plus sur Speechi ()

Guillaume Ouattara : « Donc plein de portes d’entrée. Claire Bienaimé, si on veut en savoir plus sur Speechi, sur les offres, creuser un petit peu parce qu’on a eu là des avant-goûts de présentation mais on a peut-être envie d’avoir plus de détails, plus d’informations sur le fonctionnement. Vous avez un site internet, j’imagine ?« 

Claire Bienaimé : « Bien sûr, speechi.com avec toutes les informations.« 

Guillaume Ouattara : « Vos réseaux sociaux aussi, ils sont adaptés pour partager aussi des infos pour les profs.« 

Claire Bienaimé : « Oui, on a une chaîne YouTube qui est très vivante aussi, que l’équipe fait vivre. Et puis un blog qui est plein de témoignages et de ressources aussi pour que les professeurs puissent s’y retrouver et se comparer à des usages qui soient similaires aux leurs.« 

Guillaume Ouattara : « Et donc vous nous avez dit – je creuse en une demie seconde – la technologie des écrans aujourd’hui, vous dites qu’on atteint un palier. On ne va pas avoir des trucs révolutionnaires, des lentilles à se mettre dans les yeux qui nous mettront des écrans, des choses comme ça. C’est encore un peu de la science-fiction ?« 

Didier Scellier : « Alors après on le voit bien déjà dans le grand public, on voit que les écrans évoluent, on parle du QLED un petit peu. On va travailler surtout les mécanismes de consommation électrique, par exemple, de meilleures images pour les yeux, de meilleur confort d’écriture, mais d’un point de vue performance en tant que tel, on est bien. Après, c’est vraiment la manière dont on va proposer l’expérience aux utilisateurs qui fera la différence.« 

Guillaume Ouattara : « Merci beaucoup Didier Scellier, directeur technique innovation d’avoir été avec nous. Claire Bienaimé, je rappelle que vous êtes responsable marketing chez Speechi. Merci à tous les deux d’être venus dans cet Instant Tech. Si vous avez envie d’avoir plus d’informations sur les solutions Speechi, c’est le site internet que vous nous rappelez, speechi.com, où vous avez tout, la chaîne YouTube également. Et quant à nous, on se retrouve sur l’antenne de Sqool TV et sur sqooltv.com. À très bientôt pour un prochain Instant Tech.«